---Juste, avant de lire, un grand merci à tout le monde! Continuez à laisser des commentaires pour que je sache ce que vous en pensez et que je puisse m'inspirer pour la suite---
Arrivés devant la maisonnette en bois, Edward coupa le contact, les mâchoires serrées. J'avais arrêté de pleurer et le trou béant me semblait vide... Ni de douleur, ni de sentiment, rien... J'étais dégoûtée de moi-même. Je n'avais pas dû pleurer devant Edward, bien qu'il comprenne ma tristesse. J'aimais Jacob, mais je ne voulais toujours pas l'admettre... C'était égoïste de ma part: j'avais tellement de chance d'avoir Edward, Mais mon amour pour Jake, certes très différente de celle que j'éprouvais pour mon
fiancé, restait au fond de moi... Et maintenant, je l'avais perdue...
Je regardais la maison des Blacks. Les lumières étaient éteintes, aucun rayon ne passa par les rideaux.
-Ils sont là? m'enquis-je auprès d'Edward.
Il fronça les sourcils.
-Non, répondit-il. Et je ne sais pas où ils sont.
-Peut-être chez Emily, proposai-je.
Edward remit le contact et décampa. Mais, à la maisonnette d'Emily, rien non plus.
-Où sont-ils tous passés? m'affolai-je.
-Je ne sais pas, Bella, chuchota-t-il en se pinçant l'arête de son nez pour se calmer.
Il sortit de la voiture, me laissant seule, puis il revint aussitôt.
-Il n'y a aucune odeur, ici, dit-il.
-Comment ça? Il n'y a personne?
-Et depuis un moment...
-Ils sont...partis? dis-je, incrédule.
-Je le crains, Bella...
Edward entra rapidement dans l'habitacle et me prit dans ses bras, se préparant à de nouveaux sanglots et larmes. Mais rien ne vint. Bien sûr, une tonne de questions me tourmentaient mais je me sentais plutôt soulagée, aussi bizarre que ça puisse paraître. Ils étaient partis... Toute la meute était partie... J'avais peur qu'en revoyant Sam ou Embry, je me sentirais nostalgique de la vie menée avec Jacob. Mais il n'y avait plus personne, je n'avais aucune raison pour me sentir nostalgique. Ils avaient quittés les lieux sans laisser de traces si ce n'est les maisonnettes, froides,hostiles et sans vie. J'avais encore une fois une forte impression que j'avais déjà vécu quelque chose dans ce genre. À l'époque, un être qui m'était très cher m'avait quitté sans laissé de traces, m'abandonnant sans que je puisse le revoir ou me le mémoriser grâce à un objet qu'il m'aurait laissé... Je levais les yeux vers cet être. Edward. Je pourrais vivre ma vie avec lui sans tout le problème de Jacob... Un énorme poids qui pesait sur mes épaules venait de s'évaporer. Ma vie serait tranquille. Nous nous marierons, il me transformera et rien ne nous contraindra... Je serais belle, forte, immortelle... Et je partagerai cette éternité avec maintenant, mon seul et unique amour. Il restait encore les Volturi qui seront ici dans trois jours... Mais ce n'était pas un problème majeur... Je lui tendis mon visage. Il comprit et il m'embrassa longuement.
-Tu ne m'as pas l'air très bouleversée, chuchota Edward en me fixant tendrement.
Je haussai les épaules.
-Je ne sais pas pourquoi, marmonnai-je. On retourne à la maison?
Il hocha la tête et nous fûmes de nouveau en route.
De retour à la maison, Charlie était revenu de je ne sais où.
Edward me tint la portière puis posa légèrement son bras derrière mon dos, craignant que je ne cède à mes larmoiements.
En ouvrant la porte, la voix de mon père me parvint du salon.
-Bella?
-Oui, papa, je suis là.
Nous le rejoignons.
-Bonjour, Charlie, salua Edward.
-Salut, Edward, répondit mon père d'une vois respectueuse.
Il m'étonna. Depuis la nouvelle de notre mariage, il n'avait presque plus adressé la parole à mon fiancé. Surtout pas sur ce ton.
-Bella, il faut que je te parle...
-À propos des Black? demandai-je. Je le sais, papa... Ils sont partis et Jake est...mort...
Je fus surprise par la facilité de prononcer ces mots...
Charlie sembla étonné et embarassé. Il avait peur qu'il n'eût besoin de me consoler. Il n'était pas très fort dans ce domaine.
-Tu...Tu n'es pas...triste? demanda-t-il.
-Si, mais... Je sais pas... Je n'ai pas envie de pleurer, le rassurai-je.
-Mais comment ça se fait que tu soies au courant?
-C'est Alice qui...Euh...Qui était allée se renseigner je ne sais trop où..., bafouillai-je.
Charlie hocha la tête.
-Je crois que je vais aller au lit, dis-je en baillant.
J'étais effectivement fatiguée. J'allais souhaiter bonne nuit à Edward et l'accompagner à la porte quand Charlie le retint.
-Edward, reste un peu. On a besoin de parler.
Je savais qu'Edward était au courant de ce qu'il allait lui raconter. Néanmoins, il fit une tête surprise. Je dis bonne nuit et monta dans ma chambre. En bas j'entendis mon père commencer une discussion.
-Maintenant, qu'il s'est passé ces choses...
Je n'entendis pas la suite car je sombrais dans un profond sommeil...