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Bienvenues sur le blog de Fanfic-Twilight...

La saga de Stephenie Meyer qui risque de remplacer Harry Potter...

Ces livres qui ont touché tant d'adolescentes...

Les fans savent qu'un quatrième tome va sortir le 2 août en Amérique...

Mais moi, je ne peux pas attendre, donc je vous présente ma version de Breaking Dawn...

Bonne lecture...



Toutes les nouvelles sur ce magnifique bouquin---> Eternity-Edward


150ème commentaire - rubiix-polii
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900ème commentaire - PtitMiss47

MERCI A x-Fascinatii0n-x POUR LE 1000ème COMMENTAIRE!!!


# Posté le dimanche 18 mai 2008 12:34

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 10:48

# 1 Charlie

# 1                    Charlie
(((Avant que vous commencer à lire, je voulais vous dire que le titre a été mal choisi, désolée)))


-Bella, murmurait une voix d'archange, ne serait-il pas mieux que tu te lèves avant qu'Alice ne vienne s'en occuper personnellement?
Quelque chose de glacé frôla le creux de mon oreille, accompagné d'un souffle frais et sucré. Je sentis les coins de ma bouche se relèver par habitude lorsqu'il me chatouilla. Il ricana silencieusement. J'ouvris mes yeux avec hâte de revoir son visage. Je ne fus pas déçue. Deux prunelles dorées m'examinèrent avec malice.
-Dis-donc, c'est pas trop tôt, rigola Edward.
Je me relevais en gémissant. Je me trouvais dans la chambre d'Edward. Alice avait insisté pour me loger dans la villa des Cullen, et elle avait même persuadé Charlie. Celui-ci, ayant pris la nouvelle du mariage avec un choc, avait finalement cédé. Il n'avait toujours pas confiance en Edward, donc il préférait que je reste chez les Cullen, vu qu'Edward était là ou moi, j'étais. Moi, de mon côté, je n'aimais pas trop passer mes nuits sous l'immense édredon doré... Sauf s'il y avait Edward pour me tenir compagnie.
J'attrapai ma trousse de toilette et mes habits pour aller me changer.
Lorsque j'étais habillé, Edward m'attendit dans la chambre, sur son divan en cuir noir. Je m'installai contre son torse de pierre.
-Qu'allons-nous faire aujourd'hui? m'enquis-je.
-Alice prévoit qu'il va faire beau donc je propose qu'on pourrait aller à la clairière, si tu en as envie.
Je grimaçai. J'aimais beaucoup cette partie du bois parfaitement ronde, tapissée de fleurs... Mais depuis que j'y ai frôlé la mort, l'endroit ne me semblait pas appropié pour une "journée joyeuse". Cet endroit hantait encore mes cauchemars mais aussi mes plus beaux rêves. Au final, j'y ai passé ma plus belle journée depuis mon arrivée à Forks. Certes, chaque journée en compagnie d'Edward est aussi précieuse et aussi belle que celle-là, mais ce Samedi reste le premier jour de mon bonheur.
-D'accord, agréai-je après quelques hésitations, allons à cet endroit.
-Si tu ne veux pas, je comprendrais, Bella...
-Non, non, non! répliquais-je, j'ai vraiment envie d'y aller. Et ça fait un bon moment que je me suis promenée...
Edward glissa son nez contre l'arête de ma mâchoire en inspirant à grands coups. Je me concentrais sur ma respiration au lieu de me laisser aller, mais je ne pus résister. Ses lèvres frôlèrent les miennes, caressantes, puis s'entrouvrirent, laissant échapper l'odeur sucrée que j'aimais tant. Je résistai à l'envie de me pencher en avant et d'inhaler, et d'avoir l'air d'une idiote par la même occasion. La main d'Edward caressa mon bras en remontant jusque dans mon cou et en tirant mon visage à quelques millimètres du sien. Je m'autorisai à entremêler mes doigts dans ses cheveux cuivres, l'embrassant avec vigueur, oubliant que je devais respirer.
Edward se détacha de notre étreinte et soupira, ses yeux or liquide en fusion.
-Respire, Bella, me rappela-t-il.
J'inspirai, ce qui me fît grand bien.
Edward attrappa mes doigts, les mêlants aux siens.
-Tu viens? chuchota-t-il.
Il m'attira contre lui, en posant une main sur mes reins, me guidant hors de la chambre.
En bas des escaliers, Esmé me salua de la main avant de se rendre dans le salon.
Nous la suivîmes afin de prévenir Carlisle de notre petite sortie.
-Amusez-vous bien, les enfants! nous souhaita-t-il.
Bien sûr, nous ne pûmes échapper à Alice, qui me supplia presque de me coiffer.
-S'il te plaît, Bella! Avoue-le, si tu laisse tes cheveux lâchés, ils s'emmêleront!
Je la laissai me faire une queue de cheval, ne voulant la vexer. Elle sera bientôt ma belle-soeur, après tout...
Quand nous étions finalement dans la Volvo, je soupirai.
-Enfin seuls! devina Edward.
Il se pencha et m'embrassa. Puis il démarra au quart de tour en fonçant sur l'allée à 100km/h.

Il s'arrêta devant le sentier de promenade.
-Veux-tu faire les 10 bornes à pied en profitant du paysage ou préfèrerais-tu être à la clairière au plus vite? me demanda-t-il poliment.
-Comme je n'ai pas envie de faire un tour aux urgences, j'opte pour la seconde option!
Sur ce, il m'attrapa par le bras et me balança sur son dos de granit. Bien que cela semble inconfortable et froid, je le préférais au-dessus de tout coussin chaud et douillet.
J'enfouis mon visage dans son épaule pour m'empêcher d'avoir la nausée une fois arrivés.
-Prête?
-Je crois, répondis-je d'une voix étouffée.
Rien ne sembla se passer. Je ne sentais que le vent dans mes cheveux, et je fus tenté par la curiosité de vérifier s'il se déplaçait réellement. Mais je me retins...
-Et nous voilà arrivés à destination!
Je relevai la tête. La clairière était plus belle que dans mes rêves, et elle était uniquement tapissée de fleurs blanches. Sa forme parfaitement ronde donnait l'impression de se trouver dans une tour. Le murmure du ruisseau non loin de là et les gazouillis des oiseaux rendaient le spectacles encore plus magnifique. Rien de cela n'était présent dans mes rêves et cauchemars. La lumière, aujourd'hui ensoleillé et jaune, apparaissait grise et sombre comme si un immense orage se préparait. Il m'est arrivé aussi de voir ce rêve en noir et blanc. Rien de ce feuillage qui couvrait toute la palette des verts, ni les fleurs blanches aux légères nuances crème, rose, et violet. J'avais une forte impression de déjà-vu. Il y avait deux ans, la clairière avait ressemblée exactement à ce qui se présentait aujourd'hui, sauf qu'à cette époque, j'avais un mystère à résoudre: que se passait-il lorsqu'un vampire se mettait en plein soleil? J'observais Edward, qui était allongé entre les fleurs, paupières closes, chemise en un petit tas à côté de lui. Sa peau dégageait des rayons multicolores, reflets du soleil. Les rayons de soleil ricochaient contre son torse comme ils le faisaient sur un millions de minuscules diamants. J'allai m'installer contre lui.
-À quoi penses-tu? m'enquis-je, cependant pas sûre si je voulais connaître la réponse.
-À notre mariage, répondit-il avec un sourire en coin. Et à notre vie d'après, si on peut appeler ça une vie.
Je roulai des yeux.
-Tu ne renonceras donc jamais au fait que tu as une âme comme tout les êtres vivants? m'emportais-je.
-Nous ne sommes pas des êtres vivants, Bella...murmura-t-il. Regarde-moi, un être vivant ne pourrait retenir sa respiration indéfiniment. Un être vivant doit respirer pour vivre. Un être vivant a un coeur qui bat. (Il prit ma main et la plaça sur son torse, au niveau de son coeur) Or, cela fait un siècle que le mien s'est arrêté...
Ses yeux d'or liquide fixèrent les miens, exprimant un chagrin insondable.
-En quelque sorte nous sommes des morts-vivants.
Je méditais un instant.
-Mais vous vous nourrissez bien. Voilà une chose dont les êtres vivants ne peuvent pas s'en passer non plus.
-Nous ne mangeons pas pour nous nourrir, Bella, mais pour satisfaire la soif qui règne en nous. C'est un désir, pas une nécessité.
Sa voix était triste. Il baissa la tête.
-Comprends-tu mon point de vue, maintenant? chuchota-t-il. Je ne crois pas que le Paradis n'existe pas pour nous parce qu'on est des monstres, parce qu'on boit du sang, mais parce que je crois qu'on est déjà morts. Notre âme nous a quitté pour aller en Enfer ou au Paradis. Nous avons déjà reçu notre Salut, mais notre corps et nos souvenirs sont restés derrière, guidés par le venin qui a remplacé le sang de nos veines...
J'ouvris la bouche puis la referma. Jamais je ne l'avais regardé de ce point de vue. Il avait raison. Je le savais.
-Si tu ne veux plus de moi, murmura-t-il, parce que tu es fiancée à un mort-vivant, je comprendrais...
Des larmes de colère montèrent dans mes yeux.
-Ne sois pas idiot! fulminais-je. Tu sais bien que je ne pourrais jamais te laisser tomber! J'ai besoin de toi...
-Je le sais en effet, répondit-il en m'attirant contre lui, mais le jour où tu te rendras compte que tu seras mieux avec le clébard, que tu seras en sécurité dans leur meute, tu ne diras plus la même chose...
Il avait remit le sujet de ma sécurité sur la table.
-Non, je ne veux pas que tu penses ça! Jamais je ne pourrais vivre avec Jacob!
Seule la deuxième partie de cette phrase était un mensonge. Je pourrais vivre avec Jake, sans aucun problème, même... Mais je ne pouvais pas me passer de la compagnie d'Edward, elle m'était indispensable...
Les larmes trempèrent mes joues et le torse d'Edward. Je m'agrippai à lui, cherchant du réconfort. Il comprit et caressa mes cheveux, fredonnant ma berceuse.
-Veux-tu vraiment rester toute l'éternité avec moi? m'inquiétai-je tout à coup. Ou en as-tu assez de moi?
Je me redressai pour déchiffrer son expression. Ses yeux s'adoucirent et un sourire apparût sur ses lèvres.
-Réfléchis, Bella. Tu crois vraiment que je pourrais vivre sans toi? Surtout jusqu'à l'éternité. Je ne tiendrais pas un mois sans toi!
Je me nichai à nouveau contre lui.
-Je t'aime, murmura-t-il.
-Moi aussi...

Nous restâmes ainsi jusqu'au soir.
De retour dans la Volvo, Edward patienta que je boucle ma ceinture.
-Je crois que je ferais mieux de te ramener chez Charlie, non?
-Oui, je penses...
En un quart d'heure, nous étions déjà dans la cour. La lumière sous le porche n'était pas allumé et la voiture de patrouille n'était pas là non plus.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 12:51

Modifié le mercredi 21 mai 2008 15:53

# 2 Mauvaise nouvelle

# 2     Mauvaise nouvelle
...Avant de lire, je voulais vous prévenir que je l'ai écrit rapidement et qu'il risque d'y avoir des fautes d'orthographe. Si vous en repérez une, merci de me prévenir...



Je me retournais vers Edward, inquiète tout à coup.
-Tu sais pourquoi Charlie n'est pas là? lui demandai-je, sans estimer qu'il eût une réponse.
-Non, mais Alice ne va pas tarder à nous le dire...
En effet, la porte s'ouvrit, éclairant la cour et dessinant les contours de la mince silhouette d'Alice. Edward sortit de la voiture et fût de mon côté pour ouvrir la portière. Il me prit par la main.
-Pourquoi tu ne décroches pas quand je t'appelles? s'énerva Alice, en s'approchant à grands pas menaçants.
Elle sembla réellement en colère. Ses traits étaient inquiets, et me firent peur. Pourquoi Alice serait inquiétée? Y avait-il quelque chose avec Charlie?
-Désolé, mon portable était-
Il s'interrompit, le regard choqué, puis il me regarda, toujours les yeux grands ouverts et horrifiés
Mon regard faisait aller-retour entre Alice et Edward, sans comprendre ce qui se passait. Je vis qu'Alice fixait le vide: elle avait une vision qui avait visiblement choqué Edward.
J'eus un hoquet de terreur. Charlie. Il devait y avoir quelque chose avec lui. Mais quoi?
-Qu'est-ce qu'il se passe? demandai-je, ma voix virant dans les aigus.
Des larmes envahirent mes yeux. Je les essuyai rapidement. Ce n'était pas le moment de pleurnicher.
-Rentrons d'abord..., dit Alice.
Edward nous suivit, toujours fixé sur moi, le regard rempli de...pitié?
Je m'assis sur le canapé pour éviter de chanceler quand on me révèlera enfin ce qui se passe.
Edward s'installa à côté de moi et me serra dans ses bras protecteurs.
-Dis-moi ce qui se passe avec mon père, Alice, chuchotai-je, et ne me mens pas s'il te plaît...
-Ce n'est pas ton père, Bella... murmura-t-elle.
Si ce n'était pas mon père, c'était qui? Que se passait-il?
Elle se mordit la lèvre en regardant Edward. Il la remarqua avec un temps de retard, se détachant de sa contemplation, pour regarder sa soeur avec le même regard épouvanté. Il secoua lentement la tête, geste que je ne manquais pas.
-Vous ne voulez rien me dire? m'écriai-je en me relevant, furieuse.
-Tu ne veux pas savoir... dit Alice calmement.
Elle lança des coups d'oeil rapides à Edward.
-J'ai le droit de savoir! Dis-moi ce qui se passe, Edward!
Il me regarda, désarmé.
-Les Volturi sont en route et ils seront ici dans trois jours..., dit-il après quelque temps de réflexion.
Ma fureur s'évapora.
-Je ne vois pas le problème, alors... Il suffit de leur dire que ma transformation sera bientôt complétée, après le mariage... Ils seront même invités au mariage s'ils veulent.
Je leur étais tellement reconnaissante de nous avoir laissé partir vivants de Volterra que cela m'était égal.
Alice prit la parole.
-Ce n'est pas tout, Bella... Ils ont déjà envoyés quelques uns de leurs gardiens, et comme ils ne connaissent pas les territoires d'ici, ils sont tombés sur la meute des Quileutes...
-Et les loup-garous en ont tué un donc les Volturi sont maintenant en guerre contre tout Forks et alentours, finissais-je à sa place.
Alice grimaça et Edward gémit. Je me retournais vers lui, étonnée.
-Non? murmurai-je. Ce n'est pas ça?
Alice inspira un bon coup.
-C'est plutôt l'inverse, Bella...
Je la regardai, incompréhensive... Que venait-elle de dire? Que c'était l'inverse de ce que je pensais? Donc ça voulait dire quoi?
Lentement, la vérité s'imposa à moi... J'ouvris la bouche mais aucun son ne sortit... Enfin c'est ce que je pensais...
-Chut, Bella, dit Edward en se relevant rapidement pour me consoler, chut...
Les Volturi avaient tué un des loup-garous, un de mes amis... Pauvre Embry, ou peut-être Quil, ou encore Leah...Ou sinon...
Un cri s'échappa de ma bouche.
-Qui? Qui ont-ils tué? braillai-je, en agrippant la chemise d'Edward qui continua à m'apaiser.
Alice baissa la tête, et Edward me serra un peu plus fort. Mes larmes m'aveuglèrent.
-Non, non, non...murmurai-je désespérément. Pas lui.
Je savais qui c'était... Mais je ne voulais pas l'admettre... Ma gorge émettait d'énormes sanglots...
-Chut, Bella, continua Edward.
-C'est Jacob, n'est-ce pas? Il est mort? Les Volturi l'ont tué? m'égosillai-je.
Edward hocha la tête lentement...
-Je suis tellement désolée, Bella, commença Alice. Tu sais que je ne vois pas les actions des loup-garous. Je vérifiais les actions des Volturi et j'ai vu qu'Aro avait décidé d'envoyer quelques gardiens pour explorer les lieux, il y a quelques jours. Mais je ne savais pas qui... Je l'ai découvert en retard...Désolée...
-N-Non, Alice, ce n-n'est pas t-ta faute, pleurai-je. N-ne te culpabilise p-pas...
Je me nichai dans les bras d'Edward, continuant à sangloter. Pourquoi lui? Qu'est-ce qu'ils avaient fait? Je fus surprise par la haine qui me traversa en pensant aux Volturi. Jacob, mon ami, mon frère que je n'avais jamais eu, celui que j'aimais presque autant qu'Edward, mort, tué par des vampires sadiques. Deux ennemis naturels s'étaient opposés...
-Ton père est parti soutenir Billy, continua Alice en chuchotant.
-Je veux y aller m-moi aussi, sanglotai-je en essayant de me libérer des bras d'Edward.
Il ne me retint pas, mais quand je fus libéré, je me pliai en deux et tombais sur les genoux... J'avais l'impression qu'on m'avait arraché le coeur... Ma poitrine était anormalement vide... Comme le jour où Edward m'avait abandonné au milieu de la forêt... sauf que Jacob avait été là pour en reconstruire un nouveau Quand Edward est revenu, celui-ci a poursuivi la construction... Mais toute la partie bâtie par Jake venait de s'écrouler...
-Bella! s'affola Edward. Qu'est-ce qu'il y a?
-Rien, chuchotai-je, ça va passer... Je le sais...
Il me prit dans ses bras en serrant... La douleur s'estompa.
-Je prends la camionnette, vous n'avez pas le droit d'accéder à La Push...
-Ne penses pas que je vais te laisser conduire en cet état, protesta Edward.
Il me releva doucement.
-Je retourne à la maison, dit Alice.
Edward m'amena vers sa voiture, m'installant avec douceur et en bouclant ma ceinture à ma place. Puis il se positionna derrière le volant et fonça vers La Push...


# Posté le lundi 19 mai 2008 10:20

Modifié le mercredi 28 mai 2008 15:30

# 3 Découverte

# 3 Découverte
---Juste, avant de lire, un grand merci à tout le monde! Continuez à laisser des commentaires pour que je sache ce que vous en pensez et que je puisse m'inspirer pour la suite---


Arrivés devant la maisonnette en bois, Edward coupa le contact, les mâchoires serrées. J'avais arrêté de pleurer et le trou béant me semblait vide... Ni de douleur, ni de sentiment, rien... J'étais dégoûtée de moi-même. Je n'avais pas dû pleurer devant Edward, bien qu'il comprenne ma tristesse. J'aimais Jacob, mais je ne voulais toujours pas l'admettre... C'était égoïste de ma part: j'avais tellement de chance d'avoir Edward, Mais mon amour pour Jake, certes très différente de celle que j'éprouvais pour mon fiancé, restait au fond de moi... Et maintenant, je l'avais perdue...
Je regardais la maison des Blacks. Les lumières étaient éteintes, aucun rayon ne passa par les rideaux.
-Ils sont là? m'enquis-je auprès d'Edward.
Il fronça les sourcils.
-Non, répondit-il. Et je ne sais pas où ils sont.
-Peut-être chez Emily, proposai-je.
Edward remit le contact et décampa. Mais, à la maisonnette d'Emily, rien non plus.
-Où sont-ils tous passés? m'affolai-je.
-Je ne sais pas, Bella, chuchota-t-il en se pinçant l'arête de son nez pour se calmer.
Il sortit de la voiture, me laissant seule, puis il revint aussitôt.
-Il n'y a aucune odeur, ici, dit-il.
-Comment ça? Il n'y a personne?
-Et depuis un moment...
-Ils sont...partis? dis-je, incrédule.
-Je le crains, Bella...
Edward entra rapidement dans l'habitacle et me prit dans ses bras, se préparant à de nouveaux sanglots et larmes. Mais rien ne vint. Bien sûr, une tonne de questions me tourmentaient mais je me sentais plutôt soulagée, aussi bizarre que ça puisse paraître. Ils étaient partis... Toute la meute était partie... J'avais peur qu'en revoyant Sam ou Embry, je me sentirais nostalgique de la vie menée avec Jacob. Mais il n'y avait plus personne, je n'avais aucune raison pour me sentir nostalgique. Ils avaient quittés les lieux sans laisser de traces si ce n'est les maisonnettes, froides,hostiles et sans vie. J'avais encore une fois une forte impression que j'avais déjà vécu quelque chose dans ce genre. À l'époque, un être qui m'était très cher m'avait quitté sans laissé de traces, m'abandonnant sans que je puisse le revoir ou me le mémoriser grâce à un objet qu'il m'aurait laissé... Je levais les yeux vers cet être. Edward. Je pourrais vivre ma vie avec lui sans tout le problème de Jacob... Un énorme poids qui pesait sur mes épaules venait de s'évaporer. Ma vie serait tranquille. Nous nous marierons, il me transformera et rien ne nous contraindra... Je serais belle, forte, immortelle... Et je partagerai cette éternité avec maintenant, mon seul et unique amour. Il restait encore les Volturi qui seront ici dans trois jours... Mais ce n'était pas un problème majeur... Je lui tendis mon visage. Il comprit et il m'embrassa longuement.
-Tu ne m'as pas l'air très bouleversée, chuchota Edward en me fixant tendrement.
Je haussai les épaules.
-Je ne sais pas pourquoi, marmonnai-je. On retourne à la maison?
Il hocha la tête et nous fûmes de nouveau en route.
De retour à la maison, Charlie était revenu de je ne sais où.
Edward me tint la portière puis posa légèrement son bras derrière mon dos, craignant que je ne cède à mes larmoiements.
En ouvrant la porte, la voix de mon père me parvint du salon.
-Bella?
-Oui, papa, je suis là.
Nous le rejoignons.
-Bonjour, Charlie, salua Edward.
-Salut, Edward, répondit mon père d'une vois respectueuse.
Il m'étonna. Depuis la nouvelle de notre mariage, il n'avait presque plus adressé la parole à mon fiancé. Surtout pas sur ce ton.
-Bella, il faut que je te parle...
-À propos des Black? demandai-je. Je le sais, papa... Ils sont partis et Jake est...mort...
Je fus surprise par la facilité de prononcer ces mots...
Charlie sembla étonné et embarassé. Il avait peur qu'il n'eût besoin de me consoler. Il n'était pas très fort dans ce domaine.
-Tu...Tu n'es pas...triste? demanda-t-il.
-Si, mais... Je sais pas... Je n'ai pas envie de pleurer, le rassurai-je.
-Mais comment ça se fait que tu soies au courant?
-C'est Alice qui...Euh...Qui était allée se renseigner je ne sais trop où..., bafouillai-je.
Charlie hocha la tête.
-Je crois que je vais aller au lit, dis-je en baillant.
J'étais effectivement fatiguée. J'allais souhaiter bonne nuit à Edward et l'accompagner à la porte quand Charlie le retint.
-Edward, reste un peu. On a besoin de parler.
Je savais qu'Edward était au courant de ce qu'il allait lui raconter. Néanmoins, il fit une tête surprise. Je dis bonne nuit et monta dans ma chambre. En bas j'entendis mon père commencer une discussion.
-Maintenant, qu'il s'est passé ces choses...
Je n'entendis pas la suite car je sombrais dans un profond sommeil...

# Posté le vendredi 23 mai 2008 01:24

Modifié le mercredi 23 juillet 2008 04:08

# 4 Maudite Alice

# 4 Maudite Alice
/// Voilà enfin un nouveau chapitre, court et juste pour le fun... Rien d'important, rien de nouveau, mais je venais tout simplement de me rendre compte que j'avais ces personnages sous mon pouvoir et que je pouvais les laisser faire ce que je voulais (gnagnagna...)... Bref, amusez-vous bien à lire ce chapitre, et il me tarde de lire vos réactions \\\


La lumière brumeuse d'une nouvelle journée me fit ouvrir les paupières, et je découvris le plus délicieux des images que je ne puisse souhaiter: Edward assis dans le vieux rocking-chair. Il m'examina d'un air moqueur.
-Bonjour, ma douce, murmura-t-il. Sais-tu quel jour nous sommes?
Je me redressai et me frottai les yeux tout en essayant de me rappeler la date d'aujourd'hui. J'abandonnai et regardai le petit cadran de mon radio-réveil. Le douze août. La veille de mon mariage. Ce fut un choc pour moi. De plus, les souvenirs du lendemain heurtèrent mon esprit. Ainsi je me rapellai les incidents de la veille: la mort de Jacob, l'absence des Quileutes...et la conversation qu'allait avoir mon père avec Edward.
-De quoi avez-vous parler, hier soir? m'enquis-je aussitôt.
-Oh, ton père voulais s'assurer que je prendrai bien soin de toi, les années à venir...répondit-il en refusant de croiser mon regard.
Il me cachait quelque chose, j'en étais persuadée. Mais ce sera pour plus tard...
J'élançai mes jambes hors du lit, et me précipitais sur les genoux d'Edward. Il voulut m'embrasser mais je posai mes doigts sur ses lèvres.
-D'abord ma minute d'humanité, lui expliquai-je en me relevant.
Je me pressais à me brosser les dents, me rafraîchir le visage et dompter ma tignasse, abandonnant la dernière action tellement elle fût impossible.
En retournant dans ma chambre, je découvris que le rocking-chair était vide mais remarqua, avant de céder à la panique, que mon Adonis était perché sur mon lit, jouant avec un objet que je ne reconnaissais pas. Il me sourit de façon à ce que je dû me retenir à l'encadrement de la porte pour ne pas chanceler.
-Te revoilà, me dit-il sans cesser de sourire.
Je l'y rejoignis sans tarder, pressée de me retrouver contre son torse en pierre. Etant plus près, je pus identifier l'objet, bien que cela ne m'avança guère. C'était un cube recouvert de papier argenté avec un ruban noir autour et de la taille d'un bouquin.
-Qu'est-ce que c'est? m'inquiétais-je.
-Juste un cadeau qu'Alice t'offres... Je ne sais pas ce que c'est car elle me cache des choses en traduisant la Bible en polonais dans sa tête, ajouta-t-il voyant la tête que je faisais.
-Elle n'aurais pas pu me le donner elle-même?
-Je ne sais pas. Elle m'a dit qu'il fallait que tu l'ouvres devant moi, sans autres témoins.
Aïe! Cela promettait...
Je pris la boîte avec mains tremblantes et défis lentement le noeud du ruban. Puis j'enlevais le papier en faisant attention à ne pas me couper, découvrant ainsi une boîte cartonnée rose pâle sur laquelle était marqué "Douce nuit, Lingerie". Je piquai un fard. Edward, qui n'arrivait pas à lire le nom de la boutique puisque le dessin était face à moi, fût étonné.
-Qu'y a-t-il? s'enquit-il, s'approchant de moi pour voir la marque.
Je reculai la boîte, la cachant sous mon bras.
-C'est ta soeur..., ronchonnai-je.
Edward me regarda tendrement.
-Il ne faut pas lui en vouloir, elle fait des cadeaux bizarres, des fois... Et si tu ouvrais ta boîte maintenant, tu me rend curieux...
Sans que ma tête en feu ne se calme, j'ouvris la boîte. À l'intérieur se trouvait un mot d'Alice.

Bella,

Ici un petit cadeau de ma part pour votre mariage.
Tu ne pourras le refuser, car il y a Edward avec toi, normalement, et il risque de trop apprécier le cadeau pour que tu ne le gardes pas.

À ce soir, ma future Belle-Soeur...


Je passais le mot à Edward qui ne supportait plus que je cache mon cadeau. Un tissu bleu marine était fourré dedans et, en m'approchant, je vis que c'était de la dentelle. Je le sortis et, bien que je crus que ce fût impossible, ma tête devait encore rougir. Je venais de pêcher ce qui devait être une nuisette bleu marine et très transparente. Et, bien sûr,il y avait un boxer assorti. Alice avait bien compris que je n'étais pas du genre à porter des sous-vêtements XXS. Je jetai un coup d'oeil à Edward qui sembla s'amuser, un rire malicieux sur ses lèvres. Il me regarda et éclata de rire.
-Maudite Alice... marmonnai-je.
Je comprenais pourquoi elle avait dit qu'Edward refuserait que je ne porte pas son cadeau. Je me rappellais le jour où Edward m'avait dit qu'il avait un faible pour la manière dont la couleur d'un de mes chemisiers s'accordait à ma peau. Le chemisier était bien entendu bleu marine...
Edward sembla beaucoup s'amuser... Un peu trop, même...
-Tu aurais vu ta tête, ricana-t-il.
Moi, je m'amusais un peu moins...
-Allons, tu connais Alice, Bella... Et moi j'aime beaucoup, me consola-t-il en voyant mon expression.
Il m'attira contre lui et embrassa le sommet de mon crâne.
-Il me tarde de voir comment cette tenue te va, me murmura-t-il à l'oreille.


# Posté le mercredi 28 mai 2008 15:04

Modifié le dimanche 01 juin 2008 05:08