... Ah là là! Que mes fans vont être contentes: il y a la suite !!! XD Merci pour vos commentaires, c'est super sympa... Je suis désolée que je ne vais pas assez vite pour écrire mais j'ai des devoirs et tout... En plus de ça, je voulais vous prévenir que la semaine du 16 au 20 juin, je serais en stage donc j'aurais encore moins de temps pour écrire... Bonne lecture ! ...
Dans le salon, toute la famille était rassemblée. Esmé et Carlisle sur le grand canapé en cuir noir, Rosalie et Emmett dans un coin de l'immense pièce, et Alice et Jasper au centre. Tout les regards étaient tournés vers ces derniers, car Alice était en train de distribuer les tâches. Quand elle semblait avoir fini, je lui demandai.
-Et nous, qu'est-ce qu'on peut faire?
-Vous deux - elle fit un geste encerclant Edward et moi - vous ne faites rien. Toi - elle se tourna vers moi - tu dois te reposer pour ce soir... Edward, tu t'en occupes? Il faut qu'elle soit en bonne forme ce soir...
Edward hocha la tête. Je gémissais. À la seule idée de ce qu'Alice pourrait avoir en tête pour ce soir, des frissons parcoururent mon dos...
Les membres de la famille se dispersèrent à vitesse vampirique.
Edward me prit, un bras sous mes genoux, contre son torse et monta les escaliers à une allure un peu plus humaine pour ne pas me rendre malade.
Il me déposa sur son lit, et s'allongea à côté de moi, me regardant profondément dans les yeux.
Je n'avais pas envie de dormir. Edward sembla le deviner.
-Tu sais, si tu n'es pas reposée ce soir, ce sera la catastrophe, demain, murmura-t-il, sans détourner les yeux.
Comme d'habitude, ses yeux ne manquèrent pas à liquéfier mes os. Je dus fermer les yeux pour me rappeler de respirer.
-Dors, Bella, je veille sur toi...
Et il chanta ma berceuse...
Je n'étais pas fatigué, mais je fis comme si je dormais, réfléchissant à mon destin.
Demain, je serais enfin mariée... Mariée à l'être qui m'était le plus cher au monde... Je n'y voyais plus aucun inconvénient. Maintenant que Jake ne pourra plus protester... De la culpabilité monta en moi. Comment ne pas se sentir coupable de se réveiller le lendemain de la mort d'un ami (qui était plus qu'un simple ami) mais de rester indifférente à cet évènement? J'étais dégoûtée de moi-même... Pourtant, je ne sentais toujours pas le chagrin qu'il fallait ressentir à un moment pareil... Etait-il vraiment mort? Oui, Edward ne mentirais pas à ce propos...
La douce voix finit par me faire endormir...
Et je me réveillais dans la lumière d'un coucher de soleil. Edward n'était plus là, mais il avait laissé un mot sur l'oreiller à côté de moi.
Je suis parti chasser, forcé par Alice. Ne m'en veux pas de t'avoir laissée dormir quand je suis parti.
J'aurais voulu te dire au revoir, mais ma soeur me l'a interdit, sous prétexte que tu devais dormir.
Bonne chance pour ce soir, mon Amour, je t'aime...
Comment pouvais-je lui en vouloir? Je la connaissais Alice, je m'y étais préparée à un coup pareil...
Je me levai, et aussitôt, Alice pénétra dans la chambre, presque luisant de plaisir.
-Allez, debout! s'écria-t-elle. C'est parti pour la meilleure soirée de ta vie!
Je remarquai la boîte qu'elle tenait dans ses bras. Je la regardai, suspecte.
Elle déposa la boîte sur le divan et en sortit une robe, et une paire de chaussures à talons. Les chaussures avaient des talons assez petites, heureusement. Alice elle-même était habillée en mini jupe noire, dévoilant ses jambes couleur craie, et un haut argenté sans bretelles. Chaussée de talons aiguilles, la petite Alice devait faire la même taille que moi, déchaussée.
Je me rapprochai d'elle.
-Tu pourrais me faire plaisir, Bella, et enfiler ça, s'il te plaît?
Et elle ressortit de la chambre.
Docilement, je me vêtis de la robe, qui me semblait un peu courte pour appartenir à la définition de robe, et mis les talons. Alice avait pensée à ne pas choisir des talons trop hauts, connaissant ma maladresse. Je m'avançai péniblement jusqu'à la salle de bain, pour passer un coup de brosse dans mes cheveux. Malheureusement, j'y trouvais Rosalie, armée d'un fer à friser.
-Ne t'inquiètes pas, Bella, dit-elle en voyant mon expression, tu connais Alice...
Sur ce, elle me pria de m'installer sur le tabouret devant elle et commença la torture. Rosalie aussi était vêtue d'une tenue de soirée, lui allant à merveille: un haut très décolleté, noir, sur une mini jupe rouge. Elle n'était pas encore à la moitié de ma coiffure, quand Alice fit apparition.
-Laisse-moi te maquiller, Bella, dit-elle, excitée.
Je soupirai. Rapidement, elle passa du fond de teint, du fard à paupières, du mascara...
Quand elle eût terminée, elle disparût aussi vite qu'elle apparût.
Rosalie termina la dernière boucle.
-Et voilà, dit-elle. Prête pour ta soirée?
-Non, pas vraiment... avouais-je.
-Elle s'est retenue, Bella, ne t'inquiètes pas...
Elle frôla timidement mon épaule et partit elle aussi.
Je fus un peu étonnée qu'elle sembla m'accepter... Du moins, elle fit semblant.
Je me fixais dans le miroir. Mon reflet me sembla inconnue. Le maquillage était très léger, et naturel. Les boucles étaient réparties professionnellement, et la couleur de la robe (bleue, bien sûr) m'allait bien.
Alice apparût encore une fois pour me prier de descendre, puis re-disparut.
Je gémissais faiblement en descendant les escaliers. Avant d'entrer dans le salon je fermais les yeux.
-Tu peux ouvrir les yeux, Chérie, entendis-je la voix d'Esmé à côté de moi.
Sa main froide effleura mon bras. J'ouvris les paupières avec difficulté, et m'aperçus que rien n'avait changé. Les meubles étaient toujours à leur place.
J'étais heureuse. Nous allions juste passer une soirée à discuter, rien de compliqué. Malheureusement, Alice vint briser mon rêve.
-La limousine est arrivée, l'entendis-je s'exclamer.
J'ai cru que j'allais avoir une crise cardiaque.
Alice arriva dans le salon.
-Quelle limousine? m'enquis-je furieuse.
-Celle dans laquelle on va s'installer d'ici trente secondes, répondit-elle.
Je restai bouche-bée, sachant qu'Alice s'était retenue. Juste le fait qu'il y ait une limousine me fit perdre confiance en elle.
Esmé me lança un regard compréhensif. Je levai les yeux au ciel. Protester ne me servira à rien, Alice restera toujours Alice...
Je me laissais accompagner jusqu'à notre transport qui nous amènera vers un lieu qui m'était encore inconnu. Je ne fut donc pas choquée en apercevant la limousine noire et immense devant la porte. Alice et Rosalie étaient déjà installées car leurs cris de joie me parvinrent de l'intérieur de la voiture. Esmé me laissa m'installer sur la banquette en cuir beige puis fit pareil. Nous partîmes.
-Alors, les plans de la soirée, Alice? s'enquit Rosalie.
Je savais très bien qu'elle les connaissait aussi bien qu'Alice, mais elle voulait les partager avec moi, visiblement.
-Tout d'abord, commença Alice, on va à Port Angeles, où nous avons pris rendez-vous avec les autres filles, puis nous allons à Las Vegas...
-Las Vegas? Mais il faut plusieurs heures de route pour se rendre là-bas! m'écriais-je aussitôt.
L'écran qui séparait le chauffeur des passagers se baissa.
-Pas si moi je roule, dit une voix familière.
-Emmett?
En effet, Emmett était installé derrière le volant dans une tenue de chauffeur, chapeau y compris. Je m'esclaffai tout à coup. Emmett en tenue de chauffeur n'était pas particulièrement beau à voir, plutôt ridicule. Je me forçais à ne pas rire. Le pauvre était sûrement forcé, lui aussi, à se plier sous la volonté d'Alice. Les autres avaient suivi mon exemple de la rigolade. L'écran remonta.
-Tout de même, Alice, Las Vegas... Que veux-tu qu'on y fasse?
Toutes me regardèrent comme si j'étais demeurée.
-Bella, qu'est-ce qu'on fait à Las Vegas? Les casinos, les soirées...
-Mais je n'ai même pas l'âge pour jouer!
-Ne t'inquiètes pas...
-Et les autres, c'est pareil, continuai-je.
Alice me fixa en souriant.
-Allons, Bella, tu verras...
La voiture s'arrêta et Emmett nous tint la portière. Je fus envahie de félicitations par toutes les filles de ma classe. Jessica était là ainsi qu'Angela, et je fus bien heureuse de découvrir que Lauren s'était abstenue de venir. Nous étions une dizaine ce qui n'était pas très exceptionnel. Alice s'était bien retenue...
Alice nous demanda de nous installer dans la limousine. Je me disais que nous ne rentrions jamais, quand une seconde limousine apparut au bout de la rue... Je demandais à Angela si elle voulait s'installer avec nous, tandis que Jessica partit dans le second avec le reste des filles. Angela s'assit timidement à côté de moi et nous repartîmes.
Le trajet dura au plus, trois heures, quand nous aperçûmes les lumières éclatantes de Las Vegas. Le toit de la limousine s'ouvrit et nous nous mîmes debout pour voir la ville se défiler devant nos yeux émerveillés. Nous nous arrêtâmes devant un hôtel immense. Sur le panneau devant l'hôtel, il y avait inscrit que l'hôtel était équipé d'un casino privé. Emmett ouvrit nos portières et nous aida à descendre. Les filles de la seconde limousine ne tardèrent pas à nous rejoindre poussant des petits cris de joie. J'aperçus que le chauffeur de la seconde limousine était Jasper. Elles étaient suivies de Jasper, lui aussi dans une tenue de chauffeur, affichant un air de chien battu. Alice alla le voir, sautillant comme à son habitude, et lui chuchota quelque chose dans l'oreille. Il repartit, Emmett le suivant...
Un concierge nous tint la porte de l'hôtel ouverte.
-Bonjour Alice, Rosalie! salua-t-il. Quel plaisir de vous accueillir dans notre hôtel à nouveau! Et vous avez de la compagnie en plus!
Nous (les filles et moi) dévisagèrent les deux soeurs vampires, qui semblaient apprécier cet accueil.
-Merci, George, nous aussi, ça nous fait plaisir...
Il nous sourit.
Nous pénétrâmes dans un hall immense au plafond haut. le sol était de marbre et des plantes étaient posées çà et là, formant des coins où étaient disposés de grands fauteuils en cuir rouge bordeaux. Derrière le comptoir, également en marbre, une femme blonde portant des lunettes nous observa approcher. Alice et Rosalie avancèrent parfaitement à l'aise, contrairement à nous.
-Bonjour! Puis-je vous aider? salua la femme.
-Oui, en effet. Pouvez-vous appelez votre patron? Dites-lui qu'Alice et Rosalie l'attendent, cela devra suffire pour qu'il vienne...
Elle s'exécuta sans protester.
En attendant, je m'étais rapprochée des deux soeurs.
-Qu'est-ce que c'est que cet endroit? leur chuchotai-je, furieuse.
-Zen, Bella, dit Rosalie. Nous sommes là pour s'amuser, rappelles-toi...
J'ouvris la bouche, mais Alice me fusilla du regard. À ce moment-là, un homme, petit mais charmant, fît apparition.
-Alice! Rosalie! Mes belles! Content de vous revoir!
-Merci, Zack. On peut monter?
-Bien sûr! Votre chambre est prête et le casino vous accueille à bras grands ouverts...
-Super, vraiment! Tu crois que tu pourras nous envoyer Sandra et Philippe dans un quart d'heure à peu près?
-Je le ferais, ne vous inquiétez pas... Allez vous amuser!
Sur ce, les vampires nous guidèrent vers l'ascenseur.
Angéla s'était glissée à côté de moi.
-As-tu une idée de ce qu'on va faire ici? me murmura-t-elle.
-Oui, lui répondis-je, mais Alice va sûrement tout nous ré-expliquer quand on sera arrivées dans la chambre... Je crois...
Elle hocha la tête. Elle se sentait aussi mal à l'aise que moi dans toute cette richesse. Jessica et les autres filles, non. Elles admiraient ce lieu, sans s'arrêter de papoter. La montée dans l'ascenseur sembla me durer trop longtemps... Mais j'aurais dû m'y attendre: avec Rosalie et Alice, ce serait la chambre la plus chère et la plus grande, ou bien, la suite Impériale, comme Alice venait de l'appeler en parlant à Rosalie...
Nous débouchâmes en effet sur une chambre richement décorée, avec une vue sur tout Las Vegas. Des "Oh!" et "Ah!" me parvinrent tout autour de moi... Alice s'installa sur un des fauteuils en nous pria de nous asseoir, et elle fit apparaître des cadeaux. Je fis une grimace. Les filles allèrent toutes chercher une boîte et me le tendirent une à une...
La soirée passa vite. Après avoir déballé les cadeaux (surtout des habits, bons pour mon tiroir à sous-vêtements), nous sommes descendues dans les casinos et Alice nous a appris à jouer à plusieurs jeux. Nous avons bu, une moins bonne idée, car l'alcool tomba mal, et nous ne pouvions plus nous arrêter de rigoler, et nous étions vite fatiguées. Nous sommes donc allées nous coucher vers deux heures du matin.
Alice nous réveilla à neuf heures, et nous sommes reparties à dix heures. Arrivées à Port Angeles, je fus remerciée, ainsi que Rosalie et Alice, pour cette soirée... Puis nous sommes retournées à la maison. Je demandais à Alice de me ramener chez Charlie. Elle me laissa, me prévenant que je devrai être en bonne forme à trois heures...