Nous étions sur un bateau, en direction de notre minuscule île. C'était un bateau privé, acheté par les Cullens pour ne pas éveiller de soupçons lorsque nous " mourrons ". Je n'avais pas protesté pour une fois, tandis les Cullens dépensaient encore une fois leur argent que pour moi...et Edward. Ce dernier était au gouvernail, profitant des rayons de soleils se ricochant sur sa peau de granit. Il me regarda de temps en temps, en me souriant de son sourire si parfait...
-Nous sommes bientôt arrivés, me dit-il. Tu vois le point noir là-bas?
-Euh...Oui?
Il rigola de ma réponse incertaine. Il le savait très bien que je n'y voyais pas encore, à cette distance.
-Nous aurons cette île, que pour nous deux, continua-t-il.
Je m'imaginais bien la scène...
Edward, allongé sur le sable, torse nu, le soleil couchant se diffusant en étranges lueurs rouge rubis sur sa peau, et moi, immortelle qui vaudrait enfin la peine d'être aimée par un être si mystérieux qu'était Edward, assise à ses côtes.
L'arrêt du grondement du moteur et le bateau heurtant la côte l'île déserte me sortirent de mes rêves. Edward sauta, pieds nus, dans l'eau et me tendit sa main, aide que j'appréciais énormément. Il ne me laissa pas toucher l'eau claire et fraîche car il me prit dans ses bras et me porta jusqu'à une espèce de cabane, d'une taille un peu plus importante, cachée derrière des bambous.
-Qu'en penses-tu, mon amour?
-Tant que je suis avec toi, tout m'a l'air formidable, formulai-je maladroitement.
La cabane, de l'extérieur, n'encourageait pas vraiment un visiteur à y entrer. C'était sûrement le but, d'ailleurs...
-Ah oui, fallait mieux que je te montre l'intérieur avant de te demander ce que tu en pensais, rigola Edward.
Sur ce, il ouvrit la porte. Je débouchais sur une pièce immense, entièrement carrée. Tout était dans la même pièce, exceptées les toilettes qui se trouvaient derrière une porte en bambou. Dans le coin gauche arrière se trouvait un énorme lit, dont je supposai qu'il était encore plus grand que celui de Forks, avec un moustiquaire supendu au dessus. Derrière un paravent, dans le coin droit arrière, je découvris une baignoire, assez grande pour deux personnes, et qui faisait jaccuzi en même temps. À ma gauche se trouvait une petite cuisine, "dont nous n'allons pas beaucoup nous en servir", selon Edward. Et, finalement, à ma droite, un canapé qui ressemblait plus à un énorme tas de coussins qu'à l'objet lui-même.
Je restais bouche-bée, comparant l'extérieur à l'intérieur...
-C'est... Pas mal, conclus-je.
Edward ricana. Il m'attira contre lui et m'embrassa avec fougue. Et, comme d'habitude, mon coeur eût un raté. Mais, moins dans l'habitude, il me laissa l'embrasser derechef, et plus intensément que les limites ne l'ont permis jusqu'à présent. Je me détachais de lui pour reprendre mon souffle.
-Il commence à faire tard, soupira-t-il. Le soleil est en train de se coucher... Allons voir.
Il prit ma main, et nous sortîmes sur la plage. Le spectacle est magnifique. Les misérables coucher de soleils que j'avais vu pendant ma vie, n'étaient rien par rapport à ce que je vit maintenant. Le soleil était d'un rouge flamboyant, reflétant sur la mer.
-Oh, Edward! C'est merveilleux!
-Hmm...
Sa réponse me fit tourner la tête. Il m'observa, les yeux exprimant... de l'amour. Oui, c'était vraiment l'amour. Je me mis sur la pointe des pieds et posai légèrement mes lèvres sur les siennes.
-Je t'aime, chuchotais-je, en posant ma tête contre son torse.
-Moi aussi, dit-il, en embrassant mes cheveux.
Lorsque le soleil fût entièrement noyé dans la mer, nous sommes rentrés dans la cabane... Un baillement m'échappa. Ce qu'Edward ne manqua pas de remarquer...
-Tu devrais dormir, mon amour... Je ne voudrais pas que tu soies complètement épuisée ces jours arrivants...
Je lui lançai un regard noir, ne voulant pas dormir maintenant. Je lui tirai la langue, geste de gamine, mais partis quand même me changer. Je redoutais cet instant. L'instant où je devrais ouvrir ma valise. Pourquoi? Parce qu'Alice avait fait ma valise... J'inspirai un grand coup et l'ouvris. La nuisette était tout en haut du tas. Je laissais échapper un petit cri. Edward leva la tête.
-Qu'y a-t-il?
Je levais la dentelle damnée. Bien sûr, il rigola. Soupir. J'aurais dû m'y attendre... Décidément, j'oublie très vite.
-Tu sais, j'aime beaucoup cette couleur, renchérit Edward.
Je le fusillai du regard. Je marchais à pas lourds vers la baignoire. Je me déshabillais rapidement, pendant mes habits par dessus le paravent, et enfilant la nuisette, qui ne m'allait pas trop mal et qui n'était pas si courte qu'elle avait parue au premier coup d'oeil. Lentement, je sortait de l'abri du paravent. Edward me reluqua, incrédule. Je crus déceler une étincelle de... désir? Je rougis de plaisir, détournant les yeux.
-Bella...gémit-il.
Je relevai les yeux, surprise.
-Tu es trop tentante, s'expliqua-t-il avec un petit sourire timide.
Il s'avança et me prit dans ses bras.
-Bien, quelle proie avons nous aujourd'hui, taquina-t-il.
-J'espère que M. Cullen saura se retenir un peu, me moquai-je.
-Je dirais la même chose à Mme Cullen, joua-t-il.
Je rougis.
Surligne>>Il s'avança vers moi, m'obligeant à reculer de trois pas quand il bondit, nous lançant sur le lit. Une soudaine crise de fou-rire nous surprit alors que nous nous embrassions. C'est en ricanant et en gloussant comme des gosses que je défit sa chemise et qu'il me débarrassa de ma nuisette. Il était au-dessus de moi, sans trop peser pour autant. J'entrepris de défaire son jean, sans décoller mes lèvres des siennes. Nos respirations devinrent heurtées. Nos habits finirent par tous se répandre autour de nous. C'était la première fois qu'un garçon me voyait nue, et c'était la première fois que je voyais Edward nu. Nous n'étions pas déçus en découvrant le corps de l'autre. C'était un moment longuement attendu. Je m'accrochais à son cou, tandis qu'il caressait ma nuque, mes épaules, mes seins et ma taille. Il glissait contre moi avec une douceur incomparable. Son corps glacé était soulageant pendant ces moment de fièvre. Nos respirations étaient bruyantes, mes ongles cherchaient à se planter dans la chair de mon compagnon, et je ne pus retenir un cri de plaisir lorsqu'une sensation extraordinaire se propagea dans chaque cellule de mon corps, à un moment précis. C'est en haletant, épuisée, que je me relaxais et que je me laissais retomber sur le lit. Edward fit de même. Il prit la couverture pour nous recouvrir nous deux. Je me collais à lui, trop heureuse d'avoir partagé ces sensations avec lui, et me rafraîchissant contre son corps. Il embrassa mes cheveux, et ricana. Il affichait un sourire victorieux. Il avait réussi à maîtriser ses désirs. Il les avait séparé et gardé le plus important: l'amour et non la soif.
-Merci, chuchotais-je.
-Merci à toi, dit-il.
Une sensation de bonheur me submergea et je sombrais dans un sommeil doux et profond...
J'ai surlignée la partie qui me semble la plus...choquante... pour ne pas être signalée chez Skyrock plus tard -__-", exemple que j'ai pris sur la fiction de The-Baby-Lamb

